La Fédération APEBI appelle à un changement de régime dans les politiques numériques
Dans un communiqué, la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI) appelle à un changement de régime dans la conduite des politiques numériques. Après une longue phase de conception et de convergence stratégique, la priorité est désormais donnée à une exécution rigoureuse, coordonnée et mesurable.
Une étape décisive pour la trajectoire numérique du Maroc
Selon l’APEBI, l’année 2025 a marqué une étape décisive dans la trajectoire numérique du Maroc. Issue d’un processus concerté associant acteurs publics et privés, la stratégie Maroc Digital 2030 s’est imposée comme un cadre de référence commun. La Fédération souligne que la priorité n’est plus l’élaboration de nouvelles stratégies, mais l’exécution disciplinée, cohérente et mesurable de celle qui existe, afin de traduire la vision en résultats économiques concrets.
Consolidation des acquis structurants
Cette phase de convergence stratégique a permis de consolider plusieurs acquis structurants. Le numérique a été affirmé comme un levier de compétitivité, d’emploi et de souveraineté, tandis que l’écosystème s’est fortement mobilisé autour des startups, des PME technologiques et de l’export des services numériques. Des cadres communs ont été posés sur les compétences, l’offshoring et les infrastructures, et des signaux d’activation ont été envoyés à travers l’annonce de mécanismes de financement pour les startups et la publication de la circulaire relative à l’offshoring. Selon l’APEBI, ces avancées créent désormais une obligation de résultats.
Une approche globale pour Maroc Digital 2030
La Fédération rappelle que Maroc Digital 2030 constitue un cadre global intégrant la digitalisation des processus, la gouvernance de la donnée, la cybersécurité, l’innovation et les technologies avancées. Toute initiative sectorielle nouvelle, y compris dans l’Intelligence artificielle, doit s’inscrire dans cette dynamique et agir comme un levier d’exécution, et non comme une démarche autonome.
Focus sur l’emploi et les compétences dans le numérique
La performance collective repose sur l’ajustement permanent des politiques publiques aux usages réels du terrain. L’adéquation entre emploi et compétences est identifiée comme un chantier critique. L’enjeu est d’instaurer une gouvernance orientée résultats, capable d’aligner durablement dispositifs publics, besoins des recruteurs et capacités de recherche pour répondre aux tensions croissantes sur les profils numériques qualifiés.
Structuration du continuum entre startups et PME technologiques
La Fédération souligne l’importance de structurer un continuum fluide entre startups et PME technologiques. Les premières sont essentielles pour l’exploration et l’innovation rapide, tandis que les secondes constituent le socle industriel indispensable pour transformer ces innovations en solutions robustes, déployables à grande échelle et créatrices d’emplois durables.
Approche pragmatique pour l’Intelligence artificielle
Concernant l’Intelligence artificielle, l’APEBI adopte une approche pragmatique. L’IA est présentée comme un levier d’accélération fondé sur la maturité digitale existante. Pour produire de la valeur, elle doit s’appuyer sur des données propres, structurées et gouvernées, issues de processus déjà digitalisés.
Focus sur l’offshoring et les infrastructures numériques
L’accent est mis de manière prioritaire sur l’offshoring et les infrastructures, considérés comme des piliers immédiats de l’exécution en 2026. Selon l’APEBI, le potentiel de création d’emplois de l’offshoring dépend directement de la simplification des dispositifs, de la lisibilité des mécanismes d’appui et d’une promotion internationale structurée de l’offre marocaine.
Un calendrier contraint et des choix clairs dès 2026
La Fédération inscrit cette exigence d’exécution dans un calendrier contraint. L’horizon 2030, marqué notamment par la perspective de la Coupe du monde, impose un compte à rebours opérationnel. Les transformations attendues en matière d’expérience citoyenne, de sécurité et de services numériques se préparent sur plusieurs années et exigent une continuité sans rupture. Le facteur temps, souligne le communiqué de l’APEBI, impose des choix clairs dès 2026.














































