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Une fusillade à Cracovie : un homme fasciné par l’extrême droite tue six personnes

Par Martin Neuville · Publie le 8 novembre 2026 · 4 min de lecture

Fusillade meurtrière à Cracovie : un acte de terrorisme

Un homme, manifestement fasciné par les idéologies d’extrême droite, a ouvert le feu sur des passants samedi à Cracovie, une ville emblématique de la Pologne. Ce tragique incident a causé la mort de six personnes et blessé une quinzaine d’autres, un acte que le Premier ministre Donald Tusk a qualifié de terrorisme. Lors de l’intervention des forces de l’ordre au domicile du tireur, hospitalisé après les faits, les policiers ont découvert trois corps, probablement ceux de ses parents et de sa sœur.

Un choc national et international

La Pologne, un pays où les fusillades mortelles sont rares, observera deux jours de deuil national dimanche et lundi suite à ce drame qui a profondément choqué la population, bien au-delà de Cracovie, son ancienne capitale. « En Pologne, nous n’avons pas connu de cas de terrorisme aussi radical, car c’est bien ainsi qu’il faut nommer cet atroce attentat contre la vie des gens ici, à Cracovie », a déclaré Donald Tusk lors d’une conférence de presse sur place.

Les circonstances de la fusillade

Les événements se sont déroulés vers 15h00 (14h00 GMT) lorsque le tireur, un Polonais de 24 ans, a fait irruption en voiture sur la célèbre place du marché et a ouvert le feu « au hasard », selon un porte-parole de la police. Parmi les victimes se trouvent quatre femmes et deux hommes, dont un ressortissant britannique. Quinze blessés ont été pris en charge par les services médicaux, selon le ministre de l’Intérieur.

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Témoignages des témoins

Une journaliste de l’AFP, arrivée sur les lieux peu après la fusillade, a décrit une scène de chaos avec des personnes étendues au sol, des véhicules de secours et des policiers armés. Daniel Wolny, un musicien de 32 ans, a partagé son expérience : « J’ai vu derrière moi des corps étendus. J’ai vu une personne morte, qui ne bougeait plus, et plusieurs personnes allongées un peu plus loin, que d’autres essayaient encore de réanimer. On ne peut pas décrire ça. »

Arrestation du tireur et découverte d’armes

Le tireur a été blessé lors de son arrestation et transporté à l’hôpital. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un policier tirant à plusieurs reprises sur un homme en tenue militaire, masqué et équipé d’un fusil semi-automatique AR-15. D’autres armes et une quantité importante de munitions ont été retrouvées dans son véhicule, a indiqué Katarzyna Cislo, porte-parole de la police de Cracovie.

Réactions et contexte international

Le ministre de l’Intérieur, Marcin Kierwinski, a déclaré : « Tout porte à croire qu’il avait des opinions très, très radicales. Tout indique qu’il était fasciné par des idéologies d’extrême droite. » Samedi soir, le quartier de la place du marché, particulièrement fréquenté par les touristes, était bouclé. Stella, une visiteuse française, a exprimé son inquiétude : « Ça fait très peur de se dire qu’il y a toujours des risques en Europe, des risques de nature terroriste. »

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Une montée de la violence en Pologne

Ce drame a suscité de vives réactions à l’échelle internationale. La cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a qualifié l’incident de tragédie, soulignant que ses répercussions « se feront sentir bien au-delà des frontières de la Pologne ». Alors que les fusillades mortelles sont rares dans le pays, celui-ci était déjà en état d’alerte après une série d’attaques au couteau survenues en octobre, que Donald Tusk a dénoncées comme faisant partie d’un culte de la violence alimenté par les réseaux sociaux.

Contexte politique instable

La Pologne connaît une forte augmentation des demandes de permis de détention d’armes, avec plus de 50 000 nouveaux permis accordés en 2025. Cette tuerie survient dans un climat de crise politique. Le gouvernement de centre-droit de Donald Tusk a fait appel à la police pour empêcher des manifestants d’entrer au Tribunal constitutionnel de Varsovie. Le président du tribunal, proche du parti ultra-conservateur Droit et Justice (PiS), a été destitué, mais les tensions entre les forces de l’ordre et les manifestants persistent.