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Le parti au pouvoir au Pakistan convoque 14 députés accusés de transfuges pour qu’ils témoignent.

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Marrakech, 19 mars. (Maroc-Actu) –

Le parti au pouvoir au Pakistan, le Mouvement pour la justice (Pakistan Tehrik e Insaf ou PTI), a convoqué 14 députés pour qu’ils témoignent sur des accusations de transfuges pour leur intention présumée de voter en faveur de la motion de défiance préparée par l’opposition pour le 28 mars contre le Premier ministre, Imran Jan, et qui a déclenché une nouvelle tempête politique dans le pays.

La formation lance ainsi un processus pour que les députés incriminés expliquent leurs intentions avant le 26 mars, deux jours avant le vote.

Cet appel intervient après que plus de vingt députés dissidents ont dû se réfugier dans un complexe d’Islamabad pour échapper à la colère d’un groupe de partisans et de deux députés du PTI.

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Tous ont réfuté les allégations selon lesquelles on leur aurait proposé de l’argent pour voter contre le Premier ministre, rapporte le quotidien pakistanais « Dawn ».

Les incidents de vendredi à Islamabad ont entraîné l’arrestation de douze partisans du PTI et des deux députés à l’origine de la marche, qui ont depuis été relâchés.

Entre-temps, le ministre de l’information, Chaudhry Fawad Hussain, a confirmé que le gouvernement interrogera la Cour suprême sur la viabilité du vote des transfuges s’il peut prouver que « ces membres sont clairement impliqués dans un marchandage politique et échangent leur loyauté contre de l’argent ».

« Les membres qui échangent leur loyauté contre des gains financiers seront-ils disqualifiés à vie, ou seront-ils autorisés à se représenter aux élections ? Il sera demandé à la Cour suprême d’entendre ce renvoi et de rendre un verdict », a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

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La grande coalition d’opposition, le Mouvement démocratique pakistanais (PDM), a annoncé début février le début des préparatifs d’une motion de défiance contre le Premier ministre du pays, qui a finalement pris la forme d’une motion officielle le 8 mars.

Le MDP rassemble onze partis issus de l’ensemble de l’échiquier politique pakistanais, unis contre le Premier ministre qu’ils accusent d’orchestrer une campagne de harcèlement contre ses rivaux politiques avec la bénédiction de l’influente armée nationale.

La motion de défiance a mis fin à des mois de tensions politiques dans le pays et menace de déclencher des violences le 27 mars, la veille du vote, lorsque le MDP doit organiser une marche de masse à Islamabad pour dénoncer le président.

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