Amélioration des délais de paiement dans les EEP : vers une meilleure gestion financière
Le délai moyen de paiement déclaré par l’ensemble des Établissements et Entreprises publics (EEP) s’est établi à 32,5 jours au titre du mois de décembre 2025. Cette donnée, publiée le 11 février 2026 par le ministère de l’Économie et des Finances, s’inscrit dans le cadre du suivi trimestriel assuré par l’Observatoire des délais de paiement. Elle illustre les avancées enregistrées ces dernières années en matière de discipline financière, tout en mettant en lumière les défis qui subsistent pour consolider durablement ces acquis, indique le quotidien L’Economiste dans son édition du vendredi 13 février. La réduction des délais de règlement apparaît désormais comme un facteur déterminant pour renforcer la confiance entre partenaires économiques et améliorer l’environnement des affaires.
Modernisation de la gouvernance financière pour un meilleur partenariat
Cette dynamique de modernisation de la gouvernance financière vise en particulier à assainir les relations entre donneurs d’ordre publics et fournisseurs. Elle constitue également un levier essentiel pour préserver la trésorerie des très petites, petites et moyennes entreprises, souvent les premières affectées par les retards de paiement tout au long de la chaîne de valeur. La régularité des règlements est aujourd’hui perçue comme un indicateur clé de la performance financière et organisationnelle des entités publiques.
Des progrès significatifs dans la gestion des délais de paiement
Les statistiques récentes confirment une tendance globalement favorable. Selon le rapport annuel de l’Observatoire des délais de paiement pour l’année 2025, le délai moyen est passé de 55,9 jours en décembre 2018 à 31,7 jours à fin décembre 2024, traduisant une amélioration de 43%. En parallèle, la proportion des EEP respectant le délai réglementaire de 60 jours a connu une progression notable, atteignant 90% en 2024 contre 72% six ans auparavant. Plus significatif encore, près de 59% des établissements publics réglaient leurs fournisseurs en moins de 30 jours à la fin de l’année 2024, témoignant d’un changement progressif des pratiques de gestion.
Des disparités sectorielles à prendre en compte
L’analyse sectorielle révèle des disparités importantes. Certains secteurs affichent des progrès significatifs, tandis que d’autres connaissent des reculs notables. Par exemple, le secteur social a enregistré une baisse dans le respect des délais réglementaires, mettant en lumière les tensions financières auxquelles ces structures sont confrontées.
Un enjeu stratégique pour l’avenir des entreprises
À moyen terme, l’objectif de généraliser des délais de paiement inférieurs à 30 jours apparaît comme un enjeu stratégique majeur. Atteindre systématiquement ce seuil constituerait un signal fort en faveur de la compétitivité économique et du renforcement de la confiance entre partenaires commerciaux. Cette ambition suppose toutefois la mise en œuvre de plusieurs leviers, notamment l’accompagnement ciblé des secteurs les plus fragilisés, la généralisation de la digitalisation des processus de paiement et l’instauration de dispositifs contractuels différenciés entre les activités à vocation commerciale et celles relevant d’obligations de service public au sein des établissements publics marchands.
Un outil pour soutenir le développement des TPME
La modernisation du pilotage des délais de paiement s’affirme ainsi comme un outil à forte valeur ajoutée pour soutenir le développement des TPME, promouvoir une culture de responsabilité contractuelle et consolider durablement l’attractivité du climat des affaires.














































