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Optimisation SEO : La nécessité pour la Cour des comptes de mettre fin à l’utilisation abusive de « l’effet d’annonce »

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Abdessamad Alhyan analyse le rapport annuel de la Cour des comptes

Dans le cadre d’un entretien avec le magazine hebdomadaire Challenge, Abdessamad Alhyan, président de la Tariq Ibnou Ziyad Initiative (TIZI Maroc), propose une lecture approfondie du rapport annuel 2024-2025 de la Cour des comptes. Pour lui, ce document va au-delà de la simple fonction de contrôle pour devenir un véritable indicateur de la crédibilité de l’action publique.

Un message fort pour les décideurs publics

Alhyan insiste sur le rôle crucial de la Cour des comptes en tant qu’institution constitutionnelle indépendante chargée du contrôle des finances publiques. Selon lui, le rapport met en avant la nécessité de passer d’une logique de moyens à une logique de résultats et d’impact réel sur le citoyen. Ce message prend d’autant plus de poids après le discours de Mohammed VI lors de l’ouverture de la session parlementaire.

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Les recommandations pour les responsables publics

Abdessamad Alhyan souligne trois avertissements clés adressés aux responsables publics. Il préconise de rompre avec une culture politique axée sur la communication, de replacer le citoyen au cœur des politiques publiques et de restaurer la confiance institutionnelle. Il met en garde contre l’érosion de cette confiance à l’approche des échéances électorales, malgré les avancées diplomatiques sur la question du Sahara.

Les limites du modèle territorial

Le faible taux d’achèvement des contrats-programmes État-Régions illustre les limites actuelles du modèle territorial, selon Alhyan. Il estime qu’il est nécessaire de revoir l’architecture des contrats et de renforcer les capacités des acteurs locaux pour améliorer la situation. Il met en garde contre une « programmation peu réaliste » et une « absence de planification fondée sur des capacités effectives d’exécution ».

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La coordination interministérielle comme symptôme

Abdessamad Alhyan considère que le manque de coordination interministérielle est le symptôme d’un problème plus profond. Il pointe du doigt l’absence de systèmes d’information intégrés et le manque d’un cadre d’évaluation unifié des investissements publics. Il appelle à transformer la gouvernance en dotant l’administration d’outils de pilotage robustes pour assurer une véritable convergence sur le terrain et des résultats tangibles pour le citoyen.

Les recommandations en attente d’application

En ce qui concerne le taux de recommandations pleinement mises en œuvre, Alhyan apporte des nuances. Il souligne que le chiffre de 18 % concerne les recommandations programmées avant fin 2024 et évoque un taux actualisé de 40 % pour celles programmées avant fin 2025. Il pointe du doigt le manque de progrès sur certaines recommandations et insiste sur l’importance d’une redevabilité effective pour améliorer la situation.