Accueil Economie Le Conseil de la concurrence enquête sur la hausse des prix de...

Le Conseil de la concurrence enquête sur la hausse des prix de 13 articles

482
0

Le Conseil de la concurrence a annoncé qu’il analysera l’évolution des prix de 13 matières premières au Maroc pour vérifier l’existence de pratiques interdites par les opérateurs économiques. Cela faisait l’objet d’une note de renvoi au Conseil dans laquelle il indiquait qu’il avait pris l’initiative d’émettre un avis sur la hausse significative des prix des matières premières et des matières premières sur le marché mondial et ses répercussions sur le cours de la concurrence sur le marché national marché.

Le conseil a retenu 13 matériaux de base pour analyser l’évolution de leurs prix, parmi lesquels les matériaux de construction (ferraille, verre, aluminium et cuivre), les matériaux énergétiques (essence, essence, fioul et charbon), et les denrées alimentaires (blé, engrais azotés, beurre, lentilles et lait en poudre).

Le Conseil cherche à vérifier si les prix constatés sur le marché national ont été affectés par des facteurs externes liés aux prix des matières premières importées, ou par des éléments illégaux liés à des pratiques prohibées telles que des ententes et l’exploitation arbitraire d’une position dominante, pratiques qui sont criminalisé par la loi n° 104.12.

L’analyse à mener par le Conseil de la concurrence portera sur deux périodes distinctes ; Le premier porte sur quatre années allant de 2018 à 2021, et le second porte sur les trois premiers mois de l’année en cours, qui ont enregistré d’importantes fluctuations des prix de vente aux consommateurs sur le marché national.

Lire aussi:  L'inflation et le chômage menacent la paix sociale

Le Conseil a rappelé que le Maroc ne fait pas exception à la hausse des prix des produits de base, comme c’est le cas dans le monde, car ses marchés sont actifs dans un environnement caractérisé par la libéralisation totale de la plupart des matières et biens importés de à l’étranger.

Selon les données, le Maroc importe environ 90% de ses besoins énergétiques et près de la moitié de ses besoins en céréales, ce qui rend son marché affecté par les prix sur le marché mondial.

Au niveau de Qatani, le Maroc importe des lentilles en grande quantité, représentant environ 60 pour cent de ses besoins, et 30 pour cent de son beurre. Dans le secteur du fer et de l’acier, les approvisionnements locaux couvrent environ 30 à 40 % des besoins du secteur, tandis que 60 à 70 % des approvisionnements restants sont importés.

La même institution a déclaré que la hausse des prix des produits de base à travers le monde, qui a commencé depuis le deuxième trimestre 2020, était due au grand déséquilibre entre l’offre et la demande à la suite de la crise du virus Corona et à l’état d’incertitude entourant les conditions de la reprise économique mondiale, auxquelles s’ajoutent aujourd’hui les tensions géopolitiques liées à la guerre. russe ukrainien.

La Russie est le plus grand exportateur de gaz et le deuxième plus grand exportateur de pétrole brut au monde, et que les exportations de blé de la Russie et de l’Ukraine représentaient environ 35 % des exportations mondiales pour l’année 2020.

Lire aussi:  Le cours de l'action des matières premières au Maroc se dirige à contre-courant du marché mondial

Le Conseil a noté que les niveaux de prix des principaux systèmes économiques mondiaux ont enregistré une augmentation significative, l’indice des prix à la consommation en Amérique ayant enregistré une augmentation de 7,9 % entre février 2021 et février 2022.

Dans la zone euro, l’indice des prix de vente à la consommation a augmenté de 5,9% en raison de la hausse de 32% des prix de l’énergie.

Au Maroc, le Conseil de la concurrence a indiqué que le Haut Commissariat au Plan a enregistré une hausse de l’indice des prix de 3,6% en février dernier, le plus haut niveau enregistré depuis plusieurs années, alors que le taux oscillait entre 0,2 et 1,4%.

Dans le cadre de la clarification des objectifs de la prise d’initiative pour l’élaboration d’un avis, le Conseil a noté que les périodes de crise offrent un environnement propice à la possibilité de perpétrer des pratiques anticoncurrentielles sur les principaux marchés de produits. Certains acteurs économiques pourraient recourir à l’exploitation de la situation et à l’augmentation de leurs marges bénéficiaires afin de doubler leurs bénéfices.

Vous pouvez également être intéressé par

Marrakech, 2022-04-17 11:54:05 (Maroc-Actu) –

Article précédentLa Banque mondiale s’attend à ce que les économies du Moyen-Orient se développent
Article suivantLes EAU concluent l’Expo 2020 Dubaï avec des gains stratégiques