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Yassin Ahjam tisse la beauté au fil de l’errance… et de la désolation…

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« Qu’est-ce qui est sympa ? « C’est un sentiment agréable qui nous cache les véritables intentions de la volonté. » Nietzsche

Dans « Celui qui a dit non », nous nous retrouvons confrontés à des questions brûlantes et non résolues ; Parce que c’est révélateur de la condition de l’homme moderne ; Plongés dans le dédale de l’errance, de la trahison, de l’abandon et de la négligence… et la justification de tout cela, nous trouvons sa signification philosophique dans le concept de négation, abordé par Adorno, l’un des dirigeants de l’École de Francfort. Qui voit que le monde contemporain est un monde abandonné par les dieux, abandonné par les derniers éclairs de la raison, et qui se dirige vers l’aveuglement, l’illusion et l’errance. (Voir Mazouz Abdel-Aali Esthétique entre philosophie et littérature).

Le réalisateur Yassin Ahjam a excellé dans la présentation de sa vision esthétique qui prend en compte les mécanismes de production, depuis les mondes du texte et de ses détails, jusqu’aux niveaux de présentation connus. Visuel et sonore. La vision du réalisateur devient capable de pénétrer le sujet et de l’illustrer (par rapport au concept de manifestation inventé par le penseur sémiotique Dr Abdel Latif Mahfouz), que ce soit au niveau de l’éclairage, de la scénographie, du mouvement des acteurs ou du casting. ….

Le texte de « Celui qui a dit non » d’Ahmed Amal cherchait à montrer la volonté des gens dans un monde dépourvu de volonté. C’est une lutte semblable à la lutte du destin, à qui le destin ?

Le destin de tous les héros (tragiques) est d’affronter le destin inévitable ; Après lui est inévitable, c’est Prométhée ; Qui a volé le feu pour donner du pouvoir à l’homme et lutter contre son isolement de la présence des dieux, à Œdipe, qui a résisté à la vérité du destin par la vérité du pouvoir, à Satan, qui a rejeté le commandement divin par respect pour la volonté divine. Au héros de la pièce « Celle qui disait non », nous ne disons pas ici que les contextes des héros sont identiques et similaires. On ne dit pas que le texte d’Ahmed Amal est tragique, mais il faut plutôt souligner que les héros sont conscients du coût de la rébellion et de la désobéissance. C’est le cas du héros de notre pièce, dont le rôle a été joué par Rabih Bennajhil, ce courageux créateur, qui, en vieillissant, fait fleurir son printemps. L’homme a des capacités avec un vaste horizon, ce qui l’a aidé à incarner un personnage souffrant de troubles psychologiques, dus au fait d’être saturé de valeurs idéales de lutte et de les briser sur un rocher. Le monde capitaliste, qui broie tout en échange de l’obtention du milliard de clics (= le milliard d’or). Ce héros connaissait le résultat de ce à quoi il aspirait, mais sa volonté l’a poussé à pénétrer dans l’inconnu et à planter des plantes dans une terre désolée, et même à semer la joie dans une terre assiégée par la neige, où la vie n’a aucun sens. .

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Milouda est le policier chargé d’arrêter le criminel/héros, que l’on connaît dans la série par des adjectifs car il n’a pas de nom. On sait aussi que l’officier l’aimait pendant ses années universitaires, mais il l’a abandonnée et ne lui a prêté la moindre attention. Le personnage de l’officier Milouda a été interprété avec excellence par l’artiste compétente Hasna. Momani, que l’on retrouve au cinéma et au théâtre, est toujours un pari gagnant, car elle travaille les détails du personnage jusqu’à le dissimuler, il est donc difficile pour vous de le distinguer, et il est à noter qu’elle a formé, à ses côtés collègue Rabie, un duo qui a ébloui le public.

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Le réalisateur a obtenu ce qu’il souhaitait en tissant des fils de beauté à travers des dualités contradictoires, mais ils établissent l’unité qui appelle à éclairer le monde perdu. Les dualités se manifestent dans l’abandon, la rencontre, le vide, la camaraderie, le péché d’Adam, et le héros de la pièce débarrassera l’homme contemporain de l’erreur en la reproduisant, depuis son paradis qui indique une terre de désolation, mais il réécrira l’histoire…

On peut dire que le réalisateur Yassin Ahjam a la capacité, et ne manque pas de capacité, de produire n’importe quelle œuvre dans un costume esthétique et avec une vision idéale, et notre preuve en est qu’il énumère le livre et n’emprunte pas à ici. ou là, mais explore plutôt les profondeurs du texte, pour exprimer la beauté selon des contrôles qui servent le goût artistique.

< Écrit par : Ali Allawi

Marrakech, 2023-10-09 18:00:59 (Maroc-Actu) –

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