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La crise de pénurie de lait s’aggrave en l’absence d’intervention gouvernementale

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La souffrance de la majorité des citoyens marocains perdure, avec la crise de pénurie de lait dans les épiceries et commerces de proximité, et il est devenu nécessaire de se dépêcher tôt pour se procurer un carton de lait, ce qui pousse nombre d’entre eux à se lancer dans une interminable parcours de recherche.
Dans leurs messages sur les réseaux sociaux, de nombreux citoyens expriment leur mécontentement face à la situation, et ces cris ont éclaté après que certains des pionniers de ces plateformes électroniques aient fait circuler des photos de rayons de lait vides, dans l’un des grands magasins, avec des questions sur les raisons de la épuisement de ce produit.
A cet égard, le journal Bayan Al-Youm a été témoin de l’épuisement du lait dans les différents grands magasins de Casablanca, qui ont désormais des stocks qui ne répondent pas au niveau de la demande.
Le communiqué d’aujourd’hui notait également que cette pénurie ne concernait que le lait pasteurisé « un demi-litre 3,5 dirhams », qui est considéré comme le plus consommé par les Marocains, alors que la majorité des vendeurs ont justifié que cette pénurie est principalement liée au processus d’approvisionnement, devenu limité au cours des les derniers mois.
Commentant le problème de la pénurie de produits laitiers sur le marché marocain, le porte-parole du gouvernement Mustafa Paytas a déclaré, lors de la conférence de presse hebdomadaire qui a suivi le conseil de gouvernement, que le gouvernement a décidé de supprimer les droits d’importation pour les vaches destinées à l’abattage, afin de créer un équilibre entre le augmentation de la demande de viande rouge d’une part et de la production laitière d’autre part. D’autre part, indiquant que le gouvernement a rencontré le ministère des tutelles au nom du secteur et des professionnels, pour tenter d’intervenir pour maintenir cet article aux niveaux habituels.
Le porte-parole du gouvernement a indiqué que le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, du Développement rural, des Eaux et Forêts va, dans les prochaines semaines, lancer un programme d’appui à cette filière afin de maîtriser la production.
Mais la justification du gouvernement reste loin de la réalité. De nombreux épiciers, considérés comme les plus proches du consommateur marocain, une épicerie dans l’un des quartiers, ont exprimé leur mécontentement face à cette pénurie, soulignant que la part qu’ils ont atteinte ces derniers mois auprès des sociétés de distribution, et de diverses marques, est devenu très limité et indisponible. Dépassant parfois 12 cartons de lait par jour.
Ils ont ajouté, dans des déclarations à la déclaration d’aujourd’hui, que les premières heures du matin s’écoulent à peine jusqu’à ce qu’ils soient à court de leurs conteneurs de lait, soulignant qu’ils essaient de gérer ce petit nombre de lait en le distribuant à leurs clients, pour s’assurer que chaque le client prend un carton.
Afin de prendre son point de vue sur la question, et de connaître le pourcentage de sa production laitière pour cette année par rapport aux années précédentes, le journal Bayan Al-Youm a tenté de contacter la société productrice, Central, mais l’intéressé n’a pas répondu à les appels.
Dans une interview accordée au journal Bayan Al-Youm, Radwan Salloum, qui travaille comme agriculteur dans la région de Berrechid, a déclaré que le prix du fourrage et des pâturages avait augmenté de 40 %.
Selon ce dernier, le fourrage de sycomore est passé de 3,50 dirhams à 5,20 dirhams, quant au son, le prix est passé de 75 à 130 dirhams, et le foin est également passé de 11 à 35 dirhams.
Le porte-parole a ajouté que la hausse importante des prix des aliments au Maroc a affecté le budget habituellement alloué à chaque vache, puisqu’il est passé de 5 000 dirhams en 3 mois pour s’établir à environ 8 000 dirhams pour la même période.
Dans son allocution, Radwan a indiqué que la productivité des vaches laitières a diminué par rapport aux années précédentes, qui sont passées de 120 litres à 30 par jour.
Au milieu de cette crise, la rue marocaine a pris peur d’une pénurie aiguë croissante de produits laitiers dans les magasins, avec l’espoir des citoyens de trouver une solution au problème.

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Omaima Hadry (journaliste de formation)

Marrakech, 2022-11-14 18:47:29 (Maroc-Actu) –

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